14:00 - 15:30 Ateliers de l’après-midi
La première partie du programme de l’après-midi se composait de six tracks parallèles, chacun consacré à un thème précis.
Open Data Startups
L’open data est une matière première pour l’innovation, en particulier pour les start-up. Mais comment les start-up parviennent-elles à tirer des enseignements, à développer des fonctionnalités et à créer de la valeur à partir des données ouvertes ? Nous voulons explorer cette question avec des représentant·es de start-up de premier plan qui font exactement cela.
Hannes Gassert, cofondateur d’Opendata.ch, de Liip et d’autres organisations (modérateur)
Felix Hösch, account manager chez senozon
Bru Mas Ribera, solution architect chez WeGaw
L’atelier start-up a été très impressionné par WeGaw, une plateforme touristique issue de l’incubateur de l’École hôtelière de Lausanne et soutenue par l’Agence spatiale européenne. WeGaw combine des données satellitaires du jour avec des données ouvertes géographiques, météorologiques et de transports publics, et peut ainsi déterminer à l’avance les conditions de sorties individuelles à ski, à vélo ou à pied. Nous sommes tous impatients de la voir utilisée dans les premières destinations touristiques suisses !
Open Data Science
Ce track présentera quatre applications / plateformes conçues pour les données de recherche ouvertes. L’objectif est de familiariser les participant·es avec des initiatives clés en Suisse, utilisables par toute personne travaillant avec des données issues de domaines scientifiques.
Marcel Salathé, professeur à l’EPFL et cofondateur de crowdAI.org (modérateur)
Donat Agosti, directeur de Plazi
Roskar Rok, data scientist / ingénieur logiciel au Swiss Data Science Center
Oleg Lavrovsky, boursier du tool fund de Frictionless Data
Le track Open Data Science a présenté quatre projets concrets qui travaillent avec des données ouvertes à des fins scientifiques ou qui en favorisent le développement et l’utilisation.
Marcel Salathé a présenté la plateforme de challenges open data science crowdAI (https://www.crowdai.org/), développée à l’EPFL, qui met en relation des expert·es et des passionné·es de data science avec des données ouvertes pour résoudre des problèmes précis au moyen de challenges. Oleg Lavrovsky a parlé du besoin de formats de conteneurisation pour les données ouvertes et a présenté Frictionless Data (https://frictionlessdata.io/), qui répond à ce besoin par des spécifications et des logiciels simples. Donat Agosti a parlé de Plazi (http://plazi.org/), qui répond au besoin de transformer les données scientifiques issues de publications, de livres et d’autres formats non structurés en une littérature taxonomique numérique pérenne et librement accessible. Enfin, Rok Roškar a présenté le Swiss Data Science Center et sa plateforme Renku, une plateforme logicielle ouverte, sécurisée & hautement évolutive, conçue pour favoriser les collaborations multidisciplinaires en (science des) données (https://datascience.ch/renku-platform/).
Option 3 : Open Smart City (de, salle : 227)
Smart cities, cela signifie un approvisionnement énergétique intelligent tout comme une gestion intelligente du trafic – mais une administration intelligente et surtout des citoyen·nes intelligent·es font aussi partie de toute smart city ! La ville ou la commune intelligente n’est pas une fin en soi, mais un lieu de vie pour ses habitant·es, un lieu pour les entreprises et bien d’autres organisations. Mais que peut y apporter l’open data ? C’est ce que nous voulons discuter de la manière la plus concrète possible avec les participant·es au panel.
Hans-Dieter Zimmermann, enseignant en informatique de gestion à la FHSG (modérateur)
Christian Geiger, Chief Digital Officer de Saint-Gall
Marcel Baur, blogueur urbain et habitant de la smart city
Stefan Keller, enseignant en systèmes d’information à la HSR
Cet atelier portait sur la question de savoir quelle contribution l’open government data (OGD) peut apporter au développement des smart cities. Dans une Smart City 3.0, c’est la population qui est au centre – et non la technologie –, comme le montrent aussi les expériences concrètes de la Smart City Saint-Gall. Dans l’esprit de l’open government, l’OGD joue un rôle important comme base de la transparence, de la participation et de la collaboration. Mais l’OGD ne doit pas être une fin en soi ; elle doit permettre de résoudre les défis réels de la smart city et de ses habitant·es afin d’améliorer la qualité de vie et l’attractivité du site. Il est essentiel que les administrations vivent et appliquent de manière cohérente la philosophie OGD et soient conscientes des défis liés à l’OGD. Il apparaît aussi clairement que l’OGD ne peut apporter qu’un bénéfice indirect à la population, qui naît de la valorisation des données par des tiers. L’ouverture d’un maximum de jeux de données (our data) pourrait nous préserver de la domination des grands groupes internationaux de données. (pour approfondir : Smart City: Strategie, Governance und Projekte)
Option 4 : Open Data with Blockchain (en, salle : 248)
Une table ronde avec trois cas d’usage concrets sur la valeur potentielle des technologies décentralisées et distribuées pour l’open data. Nous nous concentrerons sur des questions comme : quels types de projets open data peuvent tirer profit des technologies blockchain ? Quels obstacles majeurs les applications blockchain doivent-elles encore surmonter ? Que peut-on / ne peut-on pas attendre de cette technologie ?
Nikki Böhler, cheffe de projet chez Opendata.ch (modératrice)
Brigitte Lutz, Brigitte Lutz, coordinatrice Data Governance d’Open Government Wien
Manuel Marquez, scientifique au CERN Openlab et cofondateur d’Orvium
Yves-Alain Petitjean, CFO chez Procivis et cofondateur / CFO de VALID
Open Government Wien a un projet pilote blockchain en service, qui enregistre les hachages des jeux de données sur la blockchain (voici une présentation qui explique ce projet). En outre, ils travaillent actuellement à un nouveau projet pilote visant à distribuer aux employé·es des bons de repas basés sur la blockchain. Orvium développe une plateforme blockchain qui permet aux utilisateurs de reprendre le contrôle de leurs données et de les vendre ou de les mettre librement à disposition s’ils le souhaitent.
Les intervenant·es se sont accordé·es à dire qu’il n’y a pas beaucoup de domaines qui peuvent réellement tirer profit de la technologie blockchain et que de nombreux projets cherchent plutôt un cas d’usage pour la blockchain au lieu d’en avoir vraiment besoin.
Quoi qu’il en soit, les avantages de la technologie sont :
- une provenance claire / une certitude sur l’origine de chaque transaction
- la confiance / l’auto-vérification par les utilisateurs
- des micropaiements abordables
- le financement de grandes visions
Les obstacles et limites sont :
- la facilité d’utilisation pour les utilisateurs finaux
- trouver des programmeuses et programmeurs qualifiés
- une évolutivité difficile
- développer et trouver le savoir-faire
- le RGPD limite l’enregistrement de données personnelles sur la blockchain
- la consommation d’énergie de cette technologie
Des cas d’usage potentiels et des secteurs intéressants pour des applications blockchain susceptibles de favoriser l’open data sont :
- Des jetons de remerciement pour les personnes qui collectent & partagent des données, avec des micropaiements
- Suivre et partager des données sur la qualité de l’air
- Suivre et partager des données de consommation d’énergie
- Sécuriser des données notariales
- Collecter et partager des données de l’Internet des objets
Option 5 : Open Linked Data (en, salle : 301)
Depuis quelques années, différentes entités de l’administration fédérale ont commencé à donner accès à des données sous forme de Linked Open Data. Dans ce panel, nous parlerons du projet suisse LINDAS, de Wikidata et d’autres projets liés aux Linked Data ainsi que de leur avenir en Suisse. Le panel vise à expliquer comment fonctionnent les Linked Data et comment tu peux commencer à les utiliser pour tes propres projets.
Adrian Gschwend, directeur de Zazuko (modérateur)
Jean-Luc Cochard, chef de l’unité Informatique aux Archives fédérales suisses
Jerven Bolleman, développeur logiciel principal à l’Institut suisse de bioinformatique
Marcel Fröhlich, Director Service Delivery, eccenca
Pasquale Di Donato, coordinateur de projet swisstopo/COGIS
Dans le track Linked Data, un excellent groupe de praticien·nes a parlé
de RDF et de SPARQL dans le monde réel. Jean-Luc Cochard
des Archives fédérales suisses a parlé du projet LINDAS et
a expliqué comment il sera remplacé par une infrastructure plus large en 2019.
Pasquale Di Donato de Swisstopo a parlé de son expérience de la
publication des données de Swisstopo en Linked Data : on peut s’attendre bientôt à des Linked Data pour
chaque adresse en Suisse ! Marcel Fröhlich d’eccenca a expliqué
comment les Linked Data sont utilisées dans l’industrie, à l’exemple de l’intégration
du RGPD de l’UE dans les entreprises. Et Jerven Bolleman de l’Institut suisse
de bioinformatique a parlé de ses 10 ans d’expérience dans l’exploitation du
plus grand endpoint SPARQL public, avec 40 milliards de triplets, et a donné d’excellents
exemples de la manière dont SPARQL favorise une dimension sociale dans l’intégration
et l’utilisation des données.
Tu trouveras ici le fil Twitter sur le sujet.
Option 6 : Mobilité intelligente et données (de, salle : 306)
De quelles données a-t-on besoin pour rendre la mobilité plus intelligente ? Que faut-il encore en plus des données des transports publics, et quels sont les facteurs qui rendent possibles des modèles d’affaires dans la mobilité ?
Christian Trachsel, responsable open data des CFF (modérateur)
Rahel Ryf, responsable de la plateforme open data des transports publics suisses
Raoul Stöckle, associé chez Smide
Matthias Schönenberger, chef de projet Développement du réseau multimodal chez Postauto
La mobilité, ce ne sont pas seulement les transports publics ; c’est pourquoi, outre Rahel Ryf et Christian Trachsel des CFF, Raoul Stöckle de Smide et Matthias Schönenberger de CarPostal ont également éclairé le thème de la mobilité intelligente grâce aux données. CarPostal teste différents modèles d’affaires avec la mobilité à la demande et le SmartShuttle. Avec PubliBike, CarPostal vient de faire un grand démarrage à Berne et à Zurich. Il y aura des données ouvertes sur l’utilisation des vélos. Smide propose actuellement à Zurich des vélos électriques rapides. Ils comblent ainsi la lacune entre la voiture et les transports publics en ville. Malgré le système sans stations, il ne faut jamais marcher plus de 300 mètres jusqu’au prochain vélo Smide.
Les participant·es souhaitent en particulier que les transports publics fournissent davantage d’informations en cas de perturbation, sur les billets dégriffés (quand / sur quels trajets ils existent), sur les arrêts exacts des transports régionaux, sur l’utilisation des moyens de transport (taux d’occupation) et sur les tarifs. Les loueurs de vélos proposent déjà aujourd’hui des API sur leurs emplacements.