L’open data s’impose chez les grands acteurs

Quatre ans après la première rencontre de la communauté suisse de l’open data, l’exigence d’ouvrir les données publiques vient de plus en plus de l’intérieur et plus seulement de l’extérieur. Ce ne sont plus seulement des programmeurs et des activistes qui réclament l’open data, mais de plus en plus d’acteurs au sein même des autorités et d’autres grandes organisations.

opendata.ch 2014 table ronde

La table ronde sur le thème « La Suisse, une chambre noire ? » le 18 septembre 2014 au Volkshaus de Zurich. (Image : Ernie Deane)

Prenons par exemple les Chemins de fer rhétiques, qui, avec la communauté des développeurs, insistent auprès des CFF pour obtenir des données d’horaires ouvertes. Cette position est de plus en plus défendue au sein même des CFF ; l’exigence d’ouverture vient de l’intérieur. Ou encore la SSR : lors de la conférence Opendata.ch de cette année à Zurich, Dominik Born a présenté les SRG Hackdays internes, qui ont permis la semaine dernière, pour la première fois, de rendre les données de télévision et de radio largement utilisables par des programmeurs, des designers et des start-up.

La Suisse, une chambre noire ?

La discussion de clôture de la conférence au Volkshaus s’est penchée sur la question de savoir comment un tel changement pourrait aussi gagner davantage la Confédération, et ce que la politique, la technologie et les médias peuvent y apporter. « Nous devons être attentifs à ce qui se passe dans le cadre de l’évaluation en cours de la loi sur la transparence », a souligné le président d’Opendata.ch, André Golliez. Si elle est restreinte, la Suisse risque même un recul en matière de transparence. Il faut s’y opposer à tous les niveaux.

Plus d’informations sur la conférence Opendata.ch/2014