Portrait de hacker

  • GLAM

Jonas Schneider

Collaborateur scientifique du Dictionnaire historique de la Suisse. Il travaille actuellement sur un projet appelé Geovistory – un logiciel de visualisation d’informations historiques dans l’espace et dans le temps.

m_DSC0001Jonas Schneider se qualifie lui-même de « digital humanist ». Même s’il estime que le terme est utilisé à tort et à travers, il ne sait pas comment mieux décrire son rôle. Pendant ses études déjà, et surtout après, son centre d’intérêt s’est déplacé de l’histoire et de la géographie vers l’informatique. C’est un visuel. Lorsque je l’interroge sur ses compétences, il les présente sous forme d’image : « On peut se représenter mes compétences sous la forme d’un T : la barre horizontale représente les compétences générales et la verticale les spécialisations. Parmi mes points forts, je compte une horizontale large et interdisciplinaire, faite de connaissances de base en histoire, en géographie et en informatique, ainsi qu’une verticale qui ne cesse de croître dans le domaine du développement web. Dans ce domaine, j’ai pu aller particulièrement en profondeur grâce à mon activité de développeur d’applications (web) » – et Jonas peut mettre ces compétences à merveille au service du DHS. Il travaille actuellement au développement et à la mise en valeur de méthodes (géo-)informatiques pour la recherche et la médiation de contenus historiques.

Il est ainsi non seulement une chance pour son employeur, mais aussi à sa place au hackathon culturel de Bâle, et certainement un atout pour chaque équipe.

Jonas, as-tu déjà des idées que tu aimerais réaliser au hackathon ?

« J’ai plein d’idées – d’ordre général et personnel. Par exemple, il y aurait beaucoup de potentiel dans le traitement, l’exploitation, l’analyse ou la visualisation d’un corpus de textes. Comment développer des formes d’accès plus attrayantes qui aident à mieux s’orienter dans le corpus d’un dictionnaire ou à l’analyser ? Ou, dit de façon moins générale – et nous voici à une idée de projet qui me tient à cœur et que j’aimerais aborder avec une équipe au hackathon –, relier des jeux de données de différents fournisseurs et développer avec eux une petite application web. Ou peut-être arriverons-nous à faire quelque chose rien qu’avec les textes du DHS. Nous verrons. Il serait aussi très intéressant – et à mon avis faisable – d’essayer par exemple de reconnaître automatiquement les informations spatiales et temporelles dans les articles du DHS, pour ensuite visualiser la répartition spatio-temporelle du DHS. On pourrait ainsi voir quelles régions et quelles époques le DHS traite de manière particulièrement dense et où se trouvent d’éventuelles lacunes.

Et puisque je fais déjà de la publicité pour le corpus du DHS, voici encore un conseil pour les linguistes informaticiens : le corpus du DHS est entièrement trilingue. Chaque article a été traduit et révisé par des professionnels. Peut-être aurez-vous envie d’en faire quelque chose ? »

Comme pour nous, organisateurs, il importe aussi à Jonas, outre le travail concret sur les données, de faire la connaissance de nombreuses personnes et de projets passionnants au hackathon. Le réseautage et les échanges lui tiennent à cœur. « Et », ajoute Jonas, « il y a certainement beaucoup d’outils ou de workflows que je ne connais pas encore. Je me réjouis de les découvrir aussi. »

m_DSC0033m_DSC0025 m_DSC0021
Article et photos de Marion Regenscheit